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Publié par JD

Moyen Orient, Afghanistan : il fait le tour des villages à vélo pour apporter des livres aux enfants.

Moyen Orient, Afghanistan : il fait le tour des villages à vélo pour apporter des livres aux enfants.

Saber Hosseini est un professeur afghan qui aime son métier. Aussi, lorsqu'il traverse les villages dépourvus d'établissements scolaires dans son pays, son cœur se serre : des dizaines d'enfants n'ont pas accès à l'éducation, à la lecture et à l'écriture. Préoccupé par l'avenir de ces jeunes, il enfourche désormais son vélo pour leur apporter régulièrement de quoi lire et se cultiver
Moyen Orient, Afghanistan : il fait le tour des villages à vélo pour apporter des livres aux enfants.

Saber Hosseini est un professeur afghan qui aime son métier. Aussi, lorsqu'il traverse les villages dépourvus d'établissements scolaires dans son pays, son cœur se serre : des dizaines d'enfants n'ont pas accès à l'éducation, à la lecture et à l'écriture. Préoccupé par l'avenir de ces jeunes, il enfourche désormais son vélo pour leur apporter régulièrement de quoi lire et se cultiver.

(Capture d'écran vidéo Business Insider)

« Ce projet est né il y a environ 6 mois », explique Saber Hosseini dans un post sur la plateforme The Observers de France 24. « J'en ai parlé à des amis dans des milieux littéraires, qui ont commencé à donner de l'argent, et certains de leurs amis, à l'étranger, se sont mis à m'en donner aussi. J'ai commencé seul, avec 200 livres, en parcourant les villages de la province de Bâmiyân », explique le professeur.

Le choix du vélo pour transporter des livres est fréquent (nous avions d'ailleurs établi un top 5 des biblio-bike), mais, dans nos contrées, il se fait surtout pour des raisons écologiques : en Afghanistan, l'économie par rapport aux véhicules prime, mais aussi le fait que la plupart des routes sont impraticables pour les voitures. Enfin, la dernière raison est symbolique : les Talibans utilisent les vélos lors d'attentats suicides, et Saber Hosseini souhaitait rendre sa noblesse à ce mode de transport. « Je veux montrer que l'on peut remplacer cette violence avec la culture », souligne le professeur. Comme le prouvent les photographies, il a parfois recours à des ânes, un peu comme cet autre bibliothécaire, en Indonésie.

Hosseini s'est entouré d'une petite équipe de volontaires : en 6 mois, sa bibliothèque a grandi de 200 à 3500 livres. Chaque semaine, Hosseini et ses collègues circulent de village en village pour récupérer les livres empruntés la semaine précédente, et en proposer de nouveaux. L’enregistrement des prêts se fait à la main, sur un petit carnet.

« La plupart de nos livres viennent d’Iran, car l’édition de livres en Afghanistan est très limitée. Pour les acheter, nous voyageons jusqu’à la frontière avec l’Iran. » Si les premiers livres prêtés étaient très simples, les lecteurs se sont diversifiés avec le temps et les progrès, d’autant plus que des adultes sont désormais au rendez-vous : Victor Hugo, Jack London, Antoine de Saint-Exupéry, Samad Behrangi, écrivain iranien, ou Ferdowsî, poète iranien, sont cités par Hosseini.

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