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Publié par JD

France. Quand un berger et ses chèvres réenchantent Paris et sa banlieue. Vidéo 10 minutes.

France. Quand un berger et ses chèvres réenchantent Paris et sa banlieue. Vidéo 10 minutes.

Un troupeau de chèvres arpentant les rues de Paris et de Bagnolet en quête de pâturages. Des légumes en bas des immeubles. Des ateliers manuels avec les jeunes du quartier. Ce sont quelques unes des activités proposées par l’association Sors de Terre, installée depuis huit ans à Bagnolet, en Seine-Saint-Denis. Au milieu du béton, un lieu où se déconstruisent les concepts de politiques publiques et s’ouvre le champ des imaginaires, menacé par une opération de rénovation urbaine du quartier. Reportage en photos et vidéo de Side-Ways.

Aux Malassis, à Bagnolet, l’association Sors de Terre existe depuis 8 ans. Au début, Gilles y jardinait avec les enfants. Puis peu à peu les activités de l’association se sont développées. Un grand changement a été l’arrivée de Lucas, David et Yvan pour participer aux activités. Ils se sont enthousiasmés et deux brebis et une chèvre ont été achetées. Pour elles, avec les habitants du quartier, ils ont construit une bergerie en bois sur un terrain clos où plus personne n’allait. Et le troupeau a grandi. Aujourd’hui, il y a plus de vingt-cinq têtes et quatre fois plus de pattes.

Avant de venir s’installer ici, Gilles a travaillé dans des fermes à la campagne, à la montagne. Il avait appris à connaître les animaux. Et quand il est revenu en ville, il déconnait avec ses potes : « un jour j’aurai des chèvres en ville ». Lui-même n’y croyait pas. « C’était plus un délire qu’un rêve, c’est pas quelque chose que je voulais vraiment. Et quand ça s’incarne, c’est un peu fou. »

Prenez 10 minutes de votre temps pour voir entièrement..

France. Quand un berger et ses chèvres réenchantent Paris et sa banlieue. Vidéo 10 minutes.

Pour faire manger les chèvres, il les amène pâturer dans les allées, les friches qui se situent dans les environs. À l’improviste, les gens du quartier le rencontrent, discutent et la présence des animaux délie les langues. On caresse les chèvres, on parle de souvenirs, du quartier, certains rebroussent leur chemin...« Il y a des choses que je n’aurais pas anticipées, comme tous ces gens qui ont été bergers, qu’ils viennent d’autres régions de France ou d’autres pays, serbes, kabyles, espagnols, maliens... Ça paraît logique, mais tu n’y penses pas. »

De retour à la bergerie, après la sortie des écoles, les enfants arrivent, seuls ou accompagnés, ils jouent, les parents leur racontent des histoires, leur histoire parfois, ils découvrent les animaux. De temps en temps, de manière spontanée et en fonction des besoins et des envies de chacun, Lucas ou Gilles proposent des activités. « Il y a un truc qui est posé ici, qui s’apparente à du respect. Un mélange entre respect et fantaisie, le respect de la fantaisie, dans un univers assez normé, et dans un quartier où comme partout, ça se saurait si la fantaisie était la règle. »

Suite de l'article : Basta!

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