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Publié par JD

La Poste n’a pas attendu François Fillon, qui annonce vouloir supprimer 500 000 postes de fonctionnaires s’il était élu, pour mener un immense plan social. Face aux réorganisations incessantes et aux suppressions d’emplois, les facteurs, qu’ils soient fonctionnaires ou salariés de droit privé, éprouvent désormais le plus grand mal à mener à bien leurs missions de service public.

De son côté, la direction considère que les dimensions sociales du travail des facteurs, en milieu rural notamment, doivent devenir un service payant. Cadences infernales, tournées à rallonge, burn-out et suicides… La situation interne devient explosive alors que trois syndicats (CGT, Sud, Unsa) appellent à la grève le 8 décembre. Basta ! a suivi la tournée d’un facteur en Franche-Comté, au pas de course.

Le véhicule jaune sillonne les routes départementales du Doubs. La neige tombée deux jours plus tôt a laissé des plaques de givre par endroit. Hervé*, facteur depuis bientôt trente ans, multiplie les manœuvres pour accéder à une ferme située au bout d’un chemin communal.

A l’arrière, les colis débordent. « Je n’ai pas pris toute la pub ce matin, ça ne rentrait pas », confie t-il entre deux courriers, postés au pas de course. A l’approche des fêtes de noël, le nombre de colis livrés explose. Hervé sonne chez l’usager pour qu’il accuse réception, même si les stores baissés sont le signe d’une probable absence. Personne ne répond. Il rédige l’avis de passage, glisse le feuillet dans la boite aux lettres ; il ramènera plus tard le colis au centre de tri et devra le présenter une deuxième fois Des douleurs lancinantes dans le dos lui rappellent qu’il monte et descend de son véhicule « plus de deux cent fois par jour ».

Suite de l'article de Sophie Chapelle sur : BASTA!

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