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Publié par JD

20 minutes - AFP.

Selon des sources du renseignement américain citées par le « Washington Post », les pirates ont pris le contrôle de 300 ordinateurs liés à l’organisation des JO…

Pour commettre leur forfait, les pirates auraient utilisé des adresses IP nord-coréennes, faisant croire que l’attaque venait de Pyongyang. Des espions militaires russes ont hacké des centaines d’ordinateurs des organisateurs des Jeux olympiques de Pyeongchang en se faisant passer pour des pirates nord-coréens, rapporte dimanche le Washington Post, citant des sources du renseignement américain.

Au lendemain de l’ouverture des JO 2018 le 9 février, la Corée du Sud avait annoncé le lancement d’une enquête pour tenter de comprendre pourquoi plusieurs sites de l’événement avaient été victimes de coupures intempestives d’internet au moment de la cérémonie d’ouverture.

Selon les responsables non identifiés cités par le Washington Post, l’agence de renseignement militaire russe GRU avait dès début février pris le contrôle de 300 ordinateurs liés à l’organisation des JO. Ils ont piraté des routeurs en Corée du Sud et y ont déployé un logiciel malveillant, qui peut recueillir des informations ou paralyser des réseaux.

Une prise de contrôle « inquiétante » des ordinateurs des JO

Les responsables américains n’étaient pas en mesure de dire si ces hackers sont à l’origine des dysfonctionnements pendant la cérémonie, mais ils ont souligné que leur prise de contrôle des ordinateurs des JO de Pyeongchang, desquels la Russie a été exclue pour dopage, était « inquiétante ».

D’autant qu’ils ont utilisé des adresses IP nord-coréennes pour faire croire que l’attaque venait de Pyongyang, utilisant la tactique dite du « faux drapeau », selon ces mêmes responsables.

Les JO d’hiver ont donné lieu à un réchauffement spectaculaire entre les deux Corée, avec notamment le défilé en commun des deux délégations lors de la cérémonie d’ouverture, la constitution d’une équipe féminine unifiée de Corée en hockey sur glace, les présences remarquées de la sœur du leader nord-coréen Kim Jong-un et de pom-pom girls nord-coréennes tout au long de la quinzaine.

Et, dimanche, la poignée de main entre le président de Corée du Sud Moon Jae-in et le général nord-coréen Kim Yong-chol, considéré comme un « criminel de guerre » par l’opposition sud-coréenne.

 

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