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Publié par JD

L’indépendant 2019.
 
31 ans déjà que Visa pour l'Image se fait le reflet de l'actualité du monde. Du 31 août au 15 septembre prochain, Perpignan se transformera en salle d'expositions et affichera les clichés capturés par des photoreporters du monde entier. En avant-première, L'Indépendant dévoile, d'un œil indiscret, les thèmes sélectionnés cette année. 
Dar yasin-The associatd press

 

Ouvrir son regard sur le monde, ne pas se cloisonner dans un nombrilisme exacerbé ou dans le dogme de la proximité voulant que plus l'information est proche plus elle est impactante, cette mission, à laquelle s'astreint le festival Visa pour l'Image depuis 31 ans, est sûrement aussi essentielle que périlleuse.

Par des clichés comme toujours saisissants, les photoreporters sélectionnés cette année balaient une actualité complexe et surtout tourmentée. Le monde n'est pas apaisé. Visa en donne la preuve par l'image.

 

En France d'abord, le festival se fait le reflet de la principale actualité nationale de cette année à savoir les GJ ou Gilets jaunes. Des images oscillant entre les instants bon enfant et les affrontements avec les forces de l'ordre. 

Avec Guillermo Arias, collaborateur de l'AFP, direction le Mexique où des migrants d'Amérique centrale tentent de regarder à travers une clôture surveillée par les gardes-frontières américains. Ils sont jeunes, aucun d'entre eux n'a plus de 20 ans.

À Kataki au Ouganda, Frédéric Noy immortalise un homme embourbé dans un lac de plastiques qu'il tente de nettoyer avant une contamination certaine de l'eau par le colorant. Une alerte écologique. Et humaine.

À l'image de la série de Kasia Strek, Le prix du choix, laissant apercevoir le visage de ces femmes qui ne disposent pas librement de leur corps. 

Une planète en ébullition.

Le festival Visa pour l'Image braque également les objectifs sur les différents conflits du monde. Au Cachemire, au Yémen, dans la ville de Tripoli en Lybie ou encore en Irak, les tirages dévoilent pour certains une humanité qui essaie de survivre. Coûte que coûte. Au milieu de ces photographies puissantes de tristesse, Laura Morton prouve l'absurdité de notre ère grâce à ses clichés de logements de l'University Avenue (en Californie aux Etats-Unis, NDLR), dont le prix moyen est de 2 932 700 dollars.

Une seule terre mais des mondes tellement dissemblables. 

Lien visa pour image

l’indépendant.

 

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