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Publié par JD

ZDnet. 20/04/2020. AFP.

Questionné depuis une semaine sur l'utilisation de cette commande, le Ministère dément tout lien avec la crise sanitaire actuelle et les mesures destinées à faire respecter les mesures de confinement.

C'est un appel d'offres qui est passé inaperçu. Le Ministère de l'Intérieur a publié le 12 avril dernier un appel d'offres d'un montant de 4 millions d'euros qui doit lui permettre de faire l'acquisition de près de 650 drones.

Questionné depuis une semaine sur l'utilisation de cette commande, le Ministère dément
tout lien avec la crise sanitaire actuelle et les mesures destinées à faire respecter les mesures de confinement. (Mouai, a voir) Il faut dire que la ville de Nice fin mars mettait en avant la mise en opération d'un drone à cet effet. Et que les autorités de police et de gendarmerie utilisent ces engins pour surveiller les zones côtières et les fleuves à la recherche de contrevenants au confinement.


"Cet appel d'offre serait sans lien avec la situation sanitaire actuelle, l'expression de besoin et les spécifications techniques ayant été consolidées au cours du second semestre 2019", assurait vendredi le Ministère de l'intérieur à BFM.

Questionné depuis une semaine sur l'utilisation de cette commande, le Ministère dément tout lien avec la crise sanitaire actuelle et les mesures destinées à faire respecter les mesures de confinement.

3 lots pour trois usages.

La commande porte sur 3 lots de drones. Le premier lot se compose de 565 "micro-drones du quotidien", de moins d'un kilo, d'une autonomie de vingt-cinq minutes minimum. Il doivent être à même de voler à une hauteur de 100 mètres, tout en restant discrets. Ces drones doivent être équipés de caméras thermiques, et retransmettre des images filmées en 4K ou en UHD à au moins trois kilomètres. Le montant à investir sur ce lot est de 1,8 millions d'euros.

Le second lot porte sur
66 drones "de capacité nationale". Ces drones sont plus lourds que ceux du premier lot, jusqu'à 8 kilos, et doivent pouvoir être discrets à 120 mètres. Ils doivent être en capacité d'embarquer un objectif filmant qui doit permettre de filmer à 500 mètres, avec un zoom x30 de jour, pour retransmettre les images captées à au moins 5 kilomètres. Il doit permettre de "reconnaître des gestes" des personnes filmées. L'autonomie requise est de vingt minutes minimum. Le montant à investir sur ce lot est de 1,58 millions d'euros.

A noter que ces drones se destinent principalement à des missions d’observation-surveillance, de recherche, de reconnaissance, de constatation et de renseignement, lors d'événements d'importance régionale ou nationale.

Enfin le troisième lot concerne une vingtaine de "
nano-drones spécialisés". Ces engins doivent peser moins de 50 grammes et avoir vingt-cinq minutes minimum d’autonomie. Très légers, ils doivent pouvoir retransmettre des images à 2 kilomètres minimum. Le montant à investir sur ce lot est de 175 000 euros.
 

Financé par un fond européen.

D’après l’appel d’offres, ces contrats comprennent, outre l’achat des équipements, leur « Maintien en condition opérationnelle » et la formation des agents à leur maintenance. Ils s’inscrivent dans un « programme financé par des fonds de l’Union européenne» , le Fonds pour la sécurité intérieure (FSI). D’après le site du ministère de l’Intérieur, le FSI se divise en deux volets : l’un centré sur les « frontières extérieures », et l’autre sur « la coopération policière, la prévention et répression de la criminalité, et la gestion des crises » note Libération.

L’AEF chiffre à 300 le nombre de drones en dotation chez les gendarmes et à 110 chez la police nationale, notant que certains ont été déployés pour faire respecter le confinement à Marseille ou à Lille. La préfecture de police de Paris utilise ces équipements avec le même objectif dans la capitale, relève l’AFP.

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