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Publié par JD

Courrier international. 16/05/2020.

Des couples, issus de nombreux pays du monde et qui avaient eu recours à une mère porteuse en Ukraine, n’ont pas pu aller chercher leur enfant car les frontières sont fermées. La commissaire ukrainienne aux droits humains tire la sonnette d’alarme.

Ce problème a vu le jour parce que nos frontières sont fermées et que le ministère des Affaires étrangères a décidé de ne pas permettre aux étrangers de venir en Ukraine, même si leur bébé vient de naître en Ukraine explique Denis Herman, du centre de reproduction BioTexCom, à la BBC.

 

 

À l’intérieur d’une grande pièce, 35 bébés, encadrés par des infirmières.

“Le secteur de la gestation pour autrui est légal en Ukraine et a une certaine ampleur, indique la BBC. Le coût qu’a représenté la gestation de chacun de ces bébés par une femme ukrainienne est d’environ 50 000 dollars.”

Le ministère de la Santé ne donne pas de chiffres officiels, précise la radio américaine NPR, mais il y aurait chaque année entre 2 000 et 2 500 enfants nés par mère porteuse en Ukraine.

Une centaine de bébés seraient concernés.

Comme le rapporte NPR, l’entreprise BioTexCom a elle-même entrepris de diffuser une vidéo, (Lien en bas de page) le 30 avril, pour attirer l’attention sur la situation de ces nouveaux-nés, en attente de leurs parents.

D’après la commissaire ukrainienne aux droits humains, Lyudmila Denisova, cette situation concernerait actuellement une centaine de bébés en Ukraine, dont la moitié dans des centres de BioTexCom. Dans certains cas, les parents ont pu gagner l’Ukraine et rejoindre leur enfant, mais ne peuvent plus quitter le territoire.

Les parents sont issus des quatre coins du monde : de la Chine aux États-Unis, en passant, notamment, par la France, l’Allemagne, le Mexique et le Portugal.

NPR précise enfin que, face aux réactions qui se multiplient dans l’opinion publique, “le ministère des Affaires étrangères a fait savoir qu’il tente d’établir un accord avec d’autres gouvernements afin de permettre aux parents d’entrer dans le pays pour venir chercher leurs enfants.”

 

 

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